Après le sud des Etats-Unis, nous retrouvons Lucie en Colombie. Elle raconte ses trajets en bus et l’atmosphère incroyable de ces voyages.

J’ai toujours été une grande adepte des voyages en bus, mais prendre le bus en Colombie a rendu l’expérience encore plus amusante. Alors oui, je pourrais profiter de la compagnie aérienne low-cost colombienne, Viva Colombia et raccourcir mes heures de voyage. Sauf que c’est un peu tricher et que moi j’adore ces fameux voyages en bus.

Attention cependant, si vous avez le mal des transports d’habitude, il y a de fortes chances que vous vous amusiez un peu moins que moi dans ces bus. J’en connais certains pour qui cela serait un cauchemar complet.

En attendant un bus sur le bord de la route à Palomino
En attendant un bus sur le bord de la route à Palomino

Des bus, il y en a de toutes les tailles et de toutes les formes. Les petits collectivo intra- ou inter-urbains, plus ou moins petits et plus ou moins chauds, les mini-bus ou buseta, plus ou moins confortables et neufs et les vrais et grands bus, qui sont également plus ou moins modernes. Pour l’instant, je n’ai pris qu’une fois un de ces grands bus, avec la meilleure compagnie paraît-il, Expreso Brazilia et ce n’était pas si confortable que cela et c’était surtout très froid à cause de la climatisation.

Par contre, j’enchaîne les voyages en buseta et collectivo et ce sont ceux que je préfère. Tout d’abord, vous aurez l’occasion de voir des paysages magnifiques lors de ces nombreuses heures de voyage et d’assister à la vie colombienne au bord des routes. Les bus s’arrêtent parfois dans des restaurants ou au bord de la route pour que vous vous reposiez et profiter d’un snack. Ce sont parfois les endroits les plus improbables, avec des toilettes plus que rustiques qui coûteront 500 pesos ou plus, mais cela fait partie du charme du voyage.

Ensuite, les routes sont mauvaises. Cela va de quelques trous dans la route, à une route en graviers ou à des simples pistes de terre. Il y a des trous et des pièges partout et les conducteurs sont des experts pour les éviter… la plupart du temps. Les conducteurs sont également des experts de la conduite rapide et conduisent comme des fous sur toutes sortes de route, même sur des routes de montagne dangereuses, doublant les camions en plein virage, klaxonnant les motos et les piétons pour les prévenir qu’ils ne s’arrêteront sous aucun prétexte, évitant les trous et les queues en roulant à gauche et sautant sur les routes sur le rythme d’une musique latino douteuse. Il n’y a pas de ceinture de sécurité et vous sautez de votre siège en même temps que le bus, ce qui est  à mon avis très drôle. Attention par contre à bien choisir votre siège. Il vaut mieux avoir moins d’espace et pouvoir reposer vos genoux sur le siège de devant afin de ne pas constamment glisser de votre siège.

La dernière partie amusante du voyage est les différentes activités qui y règnent. Vous allez croiser la population locale et avoir la chance de discuter avec eux. A chaque arrêt, on va vous proposer d’acheter de la nourriture. Au Nord, vous aurez peut-être l’occasion de croiser des indigènes de la tribu Waihun. Le chauffeur de bus est souvent en charge de faire passer des messages, de l’argent ou de la marchandise à des habitants en route et s’arrêtent donc pour faire ces courses. Il s’arrête aussi pour faire un coucou à quelqu’un… Bref, il y a de la vie dans ces bus et pas une seconde n’est ennuyeuse!

Vue depuis le bus en arrivant à Mompox avant de prendre le ferry
Vue depuis le bus en arrivant à Mompox avant de prendre le ferry

Petits désagréments: Pour l’instant, j’ai été plutôt chanceuse et j’ai seulement eu des problèmes de climatisation trop forte, une roue crevée qui a été réparée en deux temps trois mouvements, et un chauffeur qui s’est fait arrêté deux fois par la police pour contrôle des papiers à une heure d’intervalle. Sinon, tout roule, mais affaire à suivre.

 

Comment prendre un colectivo ou un buseta: Renseignez-vous auprès de votre auberge ou des locaux sur le point de départ ou sur la route du bus et faites un signe pour les arrêtez au milieu de la rue. Selon la taille, mettez votre sac à l’arrière ou essayer de le caser quelque part. Précisez au chauffeur où vous souhaitez vous arrêtez. Le paiement se fait au début, au milieu ou à la fin du voyage selon les compagnies. Il est possible de réserver certains voyages à l’avance, notamment pour les voyages de nuit ou les voyages très demandés.

Bonne route!

Retrouvez Lucie sur son blog Voyages et Vagabondages

 
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